
Une lampe restée allumée dans une pièce vide se voit tout de suite sur la courbe de l'appli ; un chargeur oublié dans une prise, lui, ne se voit presque jamais — et c'est pourtant lui qui grignote le plus, nuit après nuit, depuis qu'on est passés à l'autoconsommation solaire à la maison.
Avant d'aller plus loin, une précision : si un lien de ce carnet vous mène vers le logiciel de suivi énergétique dont je vais parler, il m'arrive de toucher une petite commission, sans que cela change quoi que ce soit pour vous. Je ne suis pas électricienne, seulement une mère de famille près d'Albi qui note, mois après mois, ce que les économies sur la facture d'électricité doivent vraiment aux petites habitudes plutôt qu'aux grands calculs. Pour tout ce qui touche au tableau électrique ou au raccordement, l'avis d'un professionnel certifié RGE reste la seule référence sérieuse.
Février, le vrai visage de notre autoconsommation solaire
Ce n'est pas un chiffre qui m'a alertée en février, c'est une forme : une ligne plate, tout en bas du graphique de l'appli, qui ne redescendait jamais vraiment, même en pleine nuit.
On m'avait parlé du Logiciel Moutens Solar dans un groupe Facebook où je traîne depuis qu'on a des panneaux, et j'ai fini par l'installer surtout par curiosité, pour voir où partait ce courant qu'on ne voyait jamais sur l'ancien compteur.
Marc-Antoine, un habitué de ce groupe basé du côté de Gaillac, avait répondu un jour à une question que j'avais postée sur nos pics de production à midi ; depuis, on s'écrit de temps en temps, et c'est un peu grâce à lui que les premières courbes ont arrêté de me sembler illisibles.
Le principe, une fois qu'on l'a compris avec les yeux plutôt qu'avec des chiffres, est simple : cette ligne du bas, c'est tout ce qui tourne sans qu'on y pense, le frigo, la box, les veilles ; le reste, ce qui monte et descend au-dessus, c'est nous qui décidons de l'allumer ou pas.
Pourquoi j'ai arrêté de chasser les watts un par un
Un vieux congélateur oublié dans le garage a été ma première vraie découverte : une fois débranché, la ligne du bas s'est affaissée d'un coup, plus que tout ce qu'on aurait pu gagner en éteignant des veilles pendant des semaines.
Pauline, une lectrice de ce carnet devenue une correspondante presque régulière, m'a écrit un soir pour me demander si ça valait vraiment la peine de s'équiper juste pour ce genre de découverte ; elle a un toit plein sud en Haute-Garonne et n'ose pas encore se lancer.
Je lui ai répondu honnêtement : ça dépend surtout de ce qui traîne déjà chez vous, pas du logiciel lui-même.
La machine à café qu'on laissait branchée, la console du grand, j'ai fini par m'attaquer à ces petites choses aussi, plus par jeu que par calcul au départ, et ça a fini par compter sur la durée.
C'est là qu'on comprend l'intérêt de choisir le logiciel Moutens Solar pour piloter ses appareils : on arrête de deviner, on regarde.
Un surplus qui filait sans qu'on s'en aperçoive
Réduire cette ligne du bas à tout prix a fini par devenir une idée fixe, au point de râler quand quelqu'un laissait une lumière allumée alors que le soleil tapait fort sur le toit.
J'ai fini par comprendre, en y regardant de plus près, que la vraie perte n'était pas là : les jours de grand soleil, on renvoyait un surplus au réseau sans y penser, au lieu de gérer le surplus d'énergie solaire avec le logiciel Moutens Solar pour le faire servir directement chez nous.
Décaler la vaisselle ou une lessive vers les heures où l'appli affichait le plus de production est devenu un réflexe, sans qu'on ait eu besoin d'y penser vraiment.
Le chauffe-eau à 55 degrés, ma fausse bonne idée
Certaines idées paraissent évidentes et ne servent presque à rien.
Baisser la température du chauffe-eau à 55 degrés, persuadée que ça se verrait sur la ligne du bas et, par ricochet, sur la facture, n'a rien changé, ou en tout cas rien que je puisse distinguer d'un mois sur l'autre.
Le chauffe-eau reste un gros poste chez nous, mais pas de ceux qu'on ajuste à un demi-degré près ; ça se joue plutôt sur le moment où il se déclenche que sur sa température de consigne, et j'ai fini par remonter le thermostat pour chercher les petites victoires ailleurs.
Vers la septième semaine, la courbe a changé de sens
Un mardi tout à fait ordinaire, vers la septième semaine d'utilisation, en ouvrant l'appli avant d'aller chercher les enfants à l'école, la courbe de production est passée au-dessus de celle de consommation pour la première fois de la journée, et pas juste sur quelques minutes.
Rien d'extraordinaire dans le geste, juste un coup d'œil de plus entre deux tâches, mais je m'en souviens précisément.
Les semaines grises qui ont suivi, fin mai, ont vite rappelé que la saison compte autant que les habitudes qu'on prend : sur ces jours-là, la ligne du bas redevenait la seule chose qu'on maîtrisait vraiment, et ce mois-là a fini par décevoir un peu, malgré tout le reste.
On a aussi commencé à optimiser notre autoconsommation solaire en programmant le chauffe-eau sur les heures où la production dépassait large nos besoins du moment, plutôt que de deviner comme avant.
Qu'est-ce que ces mois d'appli ont vraiment changé ?
Un dimanche, au retour d'une balade du côté du lac de la Ramade, mon mari a regardé l'appli par-dessus mon épaule et m'a demandé pourquoi je m'acharnais encore sur cette ligne du bas alors que le soleil tapait fort dehors.
Bonne question, en fait : réduire le talon ne sert pas à grand-chose si, pendant ce temps-là, le surplus des jours ensoleillés continue de filer vers le réseau sans qu'on cherche à s'en servir chez nous.
La différence entre la puissance affichée sur une fiche technique et l'énergie réellement produite un jour donné, je ne sais toujours pas bien l'expliquer, mais l'appli, elle, s'en charge très bien sans moi.
Une voiture électrique à recharger, on n'en a pas ici, donc cette question-là, je la laisse à une autre page de ce carnet.
Le choix de l'installateur, lui, s'était fait bien avant qu'on pense à ce genre de logiciel, sur des critères qui n'avaient rien à voir avec le numérique.
Chaque premier du mois, je sors encore le classeur cartonné du bas du buffet, un peu frais sous les doigts, pour noter le nouveau relevé à côté des autres.
La leçon qui reste, après ces mois d'appli, c'est celle-là : le talon, c'est la base qu'on assainit une fois, mais les vraies économies se cachent dans le moment où on décide d'allumer les choses, pas dans celui où on les éteint.
Pour qui commence tout juste avec le Logiciel Moutens Solar ou un outil équivalent, je dirais simplement : regardez d'abord ce qui tourne la nuit, avant de vous inquiéter du reste.